Pourquoi pas le pragmatisme et le réalisme Bourguibiste!!!

mai 9, 2009
Si on avait écouté La politique de négociation étapiste bourguibiste, on aurait pu éviter aux palestiniens des années de guerre et d’humiliation. Je rappelle que c’était avant 1967 et l’élargissement des territoires occupés par Israël.

C’était une option politique pragmatique réaliste à prendre en considération qui a d’ailleurs fait peur aux dirigeants israéliens.
Voyant le danger de l’approche bourguibiste de la question palestinienne, plusieurs dirigeants israéliens étaient inquiets. L’historien tunisien Ali Mahjoubi résume cette réaction dans ce qui suit : « Répondant aux craintes de certains de ses collaborateurs, que l’approche développée par Habib Bourguiba à Jéricho qui recommande de s’accrocher à la légalité internationale et d’accepter par conséquent le partage dicté par l’ONU en 1947, ne soit admise par les dirigeants arabes du Proche-Orient, David Ben Gourion, alors à la tête du gouvernement israélien, leur dit : « Ne craignez rien, nos adversaires d’ici sont différents. Il n’y a aucun risque pour qu’ils adoptent la ligne bourguibiste. »

Même si personne avant 1982 n’a écouté Bourguiba le soutient de ce dernier à la Cause Palestinienne était sans faille. Après Sabra et Chalila et l’expulsion de la direction de l’OLP par les libanais C’est la Tunisie de Bourguiba et Wassila (qui a joué un rôle important) à ouvert la porte à la direction de l’OLP à Tunis. La Tunisie a subi, ensuite, une violation de son territoire à 2 reprises: 1 pour essayer de bombarder la direction de l’OLP à Hammam Echatt et l’autre en assassinant Abou Jihad à Sidi Bousaid.


L’élection de Barrack Obama est historique parce qu’il est noir????? Nuance !!!!!!

novembre 18, 2008

 

 

Au lendemain de l’élection historique de Barrack Obama à la présidence des Etats-Unis, Hubert Vedrine, ancien ministre français des affaires étrangères et inventeur du concept de l’« hyperpuissance » américaine en relation internationale, expliquait que la couleur de peau n’a pas joué un grand rôle dans le choix des américains. Je me suis, donc, posé la question de savoir qu’est ce qui rend cette élection historique s’il ne s’agit pas de couleur de peau?

 

Le résultat de l’élection du 4 novembre 2008 a permis, pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, à un métisse d’occuper le bureau ovale de la maison blanche. Quelles sont, donc, les critères qui ont permis ce résultat et quelle importance a joué la couleur de peau du candidat Obama dans le façonnement du résultat final?

 

Pourquoi Obama ?

 

À mon avis,  les dernières élections américaines ont été influencées principalement par les trois facteurs suivants :

 

1-      La crise financière et surtout économique américaine

Contrairement aux déclarations du candidat McCain, indiquant que les fondamentaux de l’économie américaine sont solides, l’économie des États-Unis passe par une crise majeure d’une dimension comparable à celle de 1929. les prémisses de cette crise remontent aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak après les attaques du 11 septembre 2001. Depuis ces deux guerres et pour faire face à l’inquiétude des investisseurs, la réserve fédérale américaine, (dirigé alors par Alain Greenspan), n’a pas hésité à doper les marchés financiers, en baissant continuellement ses taux directeurs, a fin d’encourager les investissements et relancer la consommation. Cela a crée un soutien artificiel à une économie en souffrance. De plus, plusieurs pratiques douteuses des firmes comptables ont participé à gonfler les résultats des entreprises côtés en bourse et à induire les investisseurs en erreur. Nous avons assisté alors à une multitude de scandales financiers, tel que Enron, Arthur Andersen, etc. Malgré ces prémisses et ces avertissements, les décisions d’assainissement des marchés n’ont pas été suffisantes pour minimiser les pratiques financières et comptables douteuses. Au contraire, voilà que des financiers américains se livrent à des innovations dangereuses (les subprimes), entraînant les marché financiers américains et mondiaux dans des crises graves qui ont affecté les économies du monde entier.

 

Quand le quart du marché hypothécaire américain est constitué d’emprunts hypothécaires risqués, où on octroie à des clients des hypothèques dépassant les 100% de la valeur de l’immeuble acheté, pratiquement sans aucune vérification de crédit, il est évident qu’on manque de prudence. Le résultat est qu’aujourd’hui, beaucoup de familles américaines n’arrivent plus à rembourser leur hypothèques et font faillites. Des banques – petites et grandes- enregistrent des pertes record et se voient au bord de la faillite et des géants de l’assurance hypothécaire appellent à l’aide pour que l’état américain les sauve de la banqueroute.

 

Dans ce contexte morose, lorsqu’un électeur se trouve inquiet pour sa maison pour son emploi et pour ses économies, son principal souci est de faire élire un candidat qui reconnaît l’existence du problème et qui apporte des éléments de réponse pour sauver l’économie du pays.

 

Indépendamment de la couleur de la peau, l’Américain s’est trouvé devant un dilemme. D’une part, il peut choisir un candidat issu de la même famille politique de l’administration qui a provoqué la crise, et qui de surcroît déclare que les fondamentaux de l’économie sont bons. D’autre part, il peut faire élire un autre candidat, complètement en désaccord avec l’administration Bush, qui reconnaît le problème et avance un ensemble de mesures pour limiter l’impact de cette crise sur la majorité des électeurs. Le choix est alors évident, car ce qui est important pour n’importe quel électeur c’est l’effet direct de l’élection sur sa situation personnelle.

 

2-      La volonté de changement

Après deux mandats Bush, qui peuvent être résumées en deux guerres une crise économique majeure et un anti-américanisme croissant partout dans le monde, Georges W Bush est devenu le président le plus impopulaire de toute l’histoire américaine. L’électeur Américain avait envie de se distancer des politiques de Bush et d’essayer une nouvelle option. Le candidat républicain McCain est idéologiquement très proche de Bush. Il incarne le général va-t-on en guerre qui appliquerait le même genre du libéralisme économique.

 

En face, Obama incarnait le jeune issu du peuple, maîtrisant ses dossiers, réconciliant et symbolisant un réel changement. Un changement de génération, d’idées, de manière de travailler et des méthodes décisionnelles. De plus Obama parle un langage consistant et compréhensible. Obama apparaissaient plus concerné et exprimant une réelle volonté de faire sortir l’Amérique de son marasme.

 

3-      L’organisation exceptionnelle de la compagne électorale du sénateur Obama.

Depuis le début de sa campagne Obama s’est entouré d’excellents stratèges qui ont révolutionné l’organisation des compagnes électorales. Cette stratégie s’est illustrée, entre autre, par l’utilisation d’Internet pour mettre en place une structure de financement s’adressant aux petits donneurs et une organisation électorale travaillant à encourager les gens à s’inscrire sur les listes électorales et à exercer leurs droits de vote.

Selon la commission électorale fédérale opensecrets.org, Obama a ramassé plus que 639 millions de dollars (alors que McCain n’a ramassé que 360millions de dollars). Pour cette tâche, Obama a fait appel, entre autre, à Chris Hughes co-fondateur du site Facebook.

Par ailleurs, à la différence du révérend Jackson le message d’Obama ne s’est jamais renfermé dans les revendications des noirs ou des minorités, ses discours s’adressent à tous les Américains indépendamment de la race de la religion ou de la famille politique. Son discours répond aux préoccupations des Américains. C’est Jon Favreau qui rédigeait une grande partie de ses discours et qui décidaient du ciblage politique.

 

Voici, en lien, un discours d’Obama prononcé au milieu de la compagne électorale traitant la question raciale. C’est un discours qui a fait la une sur Internet au mois de mars de cette année.

 

« Il est à noter que le Président Sarkozy a envoyé des émissaires auprès de l’équipe électorale d’Obama pour qu’ils apprennent ces nouvelles méthodes. »

 

Pour toutes ces raisons, je ne crois pas que le principal enjeu de l’élection était de permettre ou non à un métisse de devenir le président des États-Unis. Par contre, il est pertinent de remarquer que « l’effet Bradlay » ne s’est pas produit lors de cette élection comme ce fut le cas dans l’élection du gouverneur de la Californie en 1982. C’est à dire, que dans l’isoloir, il y a eu peu d’Américains qui ont changé leur vote en raison de la couleur de peau d’Obama. Il faut dire que choisir entre la couleur de peau du candidat et l’amélioration de la situation économique personnelle, il n’y a pas photo.

 

Oui, mais…….

 

 

Cela dit, pour arriver à élire un président noir à la tête des États-Unis, ce pays a traversé un long chemin en peu de temps. Pendant quelques décennies, et au prix de luttes continues et acharnées, une bonne partie des Américains ont réussi à surmonter leurs préjugés et leurs peurs. Depuis 1954, où la cours suprême des États-Unis a déclaré inconstitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publique dans l’affaire Brown c.Board of education jusqu’à l’élection du Président Obama, des noms comme Rosa Parks, Martin Luther King, Malcom X, Ella Baker, Viola Liuzzo, etc. ont participé activement dans le mouvement des droits civiques jusqu’à laisser leur vie. Voilà que cette lutte produit des résultats positifs. La souplesse et le dynamisme de ce pays à permis ce résultat. Aux États-Unis, on n’hésite pas à établir l’existence des inégalités des chances et on hésite pas à appliquer la discrimination positive pour essayer de remédier à cette inégalité. Aux États-Unis il y a moins de complexes à appliquer des politiques de ce genre. Ce n’est pas le cas dans plusieurs autres démocratie (ou autres). Par exemple le parlement français ne comprend qu’une seule députée noire. Au Québec le taux de chômage des maghrébins est de 28 % alors que le taux de chômage en général est de 8%.

 

Cela dit, malgré que l’élection d’Obama à été dictée par des raisons qui n’ont rien à voir avec sa couleur de peau, le fait que les médias américains et internationaux lient cette élection à des décennies de militantisme pour l’obtention et de l’égalité des droits entre les noirs et les blancs n’a rien de mal sein.

 

Rendre cette élection historique en raison de la couleur de peau d’Obama peut aider à démontrer au reste du monde que l’égalité entre les minorités et les peuples dominants est possible et que l’espoir est permis. De plus, cela permet de renforcer la résistance au racisme, au régionalisme, au sexisme, à la xénophobie et de démontrer que cela à été fait au sein de la première puissance mondiale. Donc ça peut se faire ailleurs dans le monde.

 

Et nous???????????

 

J’espère que cette idée habite dans les cerveaux des terriens en générale et elle permettra à chacun d’entre nous de dépasser nos préjugés et de mettre en questions nos vieux réflexes et que nous arriverons un jour à considérer une personne sans la classer, avant même de l’écouter, dans une catégorie ou une autre. (Arabe, juif, musulman, mécréant, noir, Est européen, Maghrébin, communiste, Québécois, Anglophone, Tunisois, Djerbien, Sfaxien, Sahelien, fils de…..).

 

Il ne s’agit pas là d’oublier son identité. Au contraire, il s’agit plutôt de respecter sa propre identité en respectant l’identité de l’autre.

 

Cela permettrait aussi de convaincre un plus grand nombre de racistes que la question de la race n’a pas lieu d’exister. Ce que différencie un être humain d’un autre est seulement ses compétences et son intelligence.

 


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